Actualité

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Une immersion croisée entre les territoires de Rochefort et Angoulême

La Coupe d'Or, scène conventionnée de Rochefort et le Théâtre d'Angoulême, scène nationale

Une présence au long cours se dessine sur ces deux territoires, par le biais d'un prisme passionnant et nécessaire : comment les jeunes s'aiment-iels aujourd'hui ? Des études récentes montrent une baisse des liens sexuels chez les 15-24 ans. Les causes en sont multiples, mais on peut faire entre autre l'hypothèse des conséquences des confinements, et de la pression tyrannique des réseaux sociaux sur l'apparence et la performance.

« Facebook prouve que tout le monde est ennuyeux, Twitter que tout le monde est horrible, mais Instagram vous fait croire que tout le monde est parfait, sauf vous », écrit Alex Hern, journaliste réseaux sociaux, dans The Guardian. La révolution queer permet aussi aujourd'hui de revendiquer, par son vocabulaire précis (et incroyablement soulageant pour qui ne se vit pas cis-het, et pour les autres aussi), l'asexualité et la volonté de rapports intimes et amoureux différents, loin de l'injonction à la conquête et à l'orgasme.
Le sujet est vaste et grave ; l'invitation des deux théâtres tombe à pic pour répondre à une des obsessions récentes de la compagnie De chair et d'os autour de trois fondamentaux de nos existences, dont la société entière ne fait que parler mais pour lesquels elle a bien du mal à élaborer une parole claire, pédagogique, ouverte et constructive : l'argent, la mort, le sexe (et l'amour, et la tendresse, bordel !). À bras-le-corps, oreilles ouvertes et protocoles habituels, nous voilà prêt.e.s à la rencontre, la réflexion et la co-construction.
L'immersion devrait durer un an (saison 2023-24). Cette saison, nous allons préparer, réfléchir, découvrir les relais qui nous permettront de travailler avec les jeunes de ces territoires. 

Illustration tirée de « On fait quoi aujourd’hui ? », réalisation d’une toile de Jouy contemporaine installée à l’accueil du collège Gaston Crampe à Aire sur l’Adour, par Jonathan Macias avec les élèves de 4ème C et d'Ulis, dans le cadre du dispositif Culture en herbe, porté par le conseil départemental des Landes.

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Brest, carnet de bord - épisode 4

Une commande du Fourneau, Centre national des arts de la rue et de l'espace public de Brest et du Quartz, Scène nationale de Brest (29).
Un projet de Jonathan Macias et Caroline Melon

Que nous raconte une ville lorsqu’on l’arpente en étrangers, comme Caroline et Jonathan ? Comment ne pas s’arrêter aux évidences de la carte postale et accéder à l’invisible ? Dans ce 4e épisode, les deux compères soulèvent la face cachée de Brest, promenant leur micro sous terre et en périphérie. Dans un abri de la seconde guerre mondiale, guidés par Christine, ils découvrent la plainte lumineuse de mots intimes surgis d’une époque lointaine, tragique. Dans le quartier Bellevue, ils écoutent Mathilde qui raconte une ville excentrée, d’autres mixités et solidarités que celles du centre, qui aurait, encore, échappé au destin gentrifié. Et quand ils ne récoltent pas la parole des gens d’ici, ils divaguent aussi, qu’ils s’essaient à l’art troublant du dédoublement ou aux sonorités râpeuses de la langue bretonne. Dominique A résonne, les mouettes aussi. Et toujours un peu plus, l’horizon brestois s’élargit.

Épisode 4 du carnet de bord à écouter ici
Réalisation : Mikael Plunian


Production De chair et d’os
+ d'infos sur le projet

© Jonathan Macias